LA PENSEE DU JOUR

Le blogg de LYRIC

vendredi, novembre 17, 2000

Le vin, c'est comme les femmes ... une question de patience et de moyens !

BEAUNE (Côte-d'Or), 17 nov (AFP) - Parmi les festivités qui accompagnent la traditionnelle vente de vins des Hospices de Beaune, le troisième week-end de novembre, l'une des plus attendues cette année est l'ouverture du "caveau de l'an 2000" de la maison Patriarche, prévue vendredi après-midi.
En juin 1963, le propriétaire de cette ancienne maison de vins de Beaune, André Boisseaux, avait enfermé 2.314 bouteilles des plus grands crus des Côtes de Beaune et des Côtes de Nuits dans un caveau au centre des vastes caves, dont certaines remontent au XIIème siècle, de l'ancien Couvent des Visitandines, siège de son entreprise.
M. Boisseaux, mort en 1998, avait lui-même sélectionné les vins, provenant tous du millésime 1959, qui devait se révéler un des grands du siècle. Selon ses instructions, le caveau ne devait être ouvert "qu'en novembre 2000".
Les trois serrures de sa grille avaient été solennellement fermées le 29 juin 1963 par M. Boisseaux, accompagné du maire de Beaune et du directeur de l'Hôtel-Dieu de Beaune, en présence de tout le personnel de sa maison et de nombreux invités.
Depuis cette date, les clefs sont gardées dans trois coffrets déposés à la mairie de Beaune, aux Hospices et à la Maison Patriarche.
L'ouverture se fera avec la même solennité que la fermeture, il y 37 ans, et sera suivie d'une dégustation, ouverte au public pour le prix de 2.000 francs (305 EUR). Le prix moyen des bouteilles enfermées dans le caveau est estimé à 3.500 francs (533,57 euros) par la maison Patriarche.

Tous les plaisirs ne sont pas à la portée de toutes les bourses !