LA PENSEE DU JOUR

Le blogg de LYRIC

vendredi, juillet 20, 2001

Plus de bruit ... sinon, c'en est fini de la vrai zike !!!!

LONDRES, 19 juil (AFP) - Des musiciens britanniques ont manifesté jeudi à Londres contre une loi sur les divertissements publics qui compromet selon eux les chances de nombreux artistes et la survie de la musique populaire, a-t-on appris auprès des organisateurs.
Les manifestants se sont rendus dans des pubs et bars de Londres pour afficher leur indignation contre ce texte exigeant désormais des permis spéciauxpour tout événement musical impliquant plus de deux artistes, ainsi qu'une licence en cas d'organisation de petits concerts.
Ces permis peuvent coûter jusqu'à 4.000 livres (6.400 euros) et une amende de 20.000 livres (32.000 euros) ou six mois de prison attendent quiconque enfreindra la loi, ont-ils expliqué.
"Sans ces petits concerts, grâce auxquels des groupes comme les Beatles, les Rolling Stones et U2 ont commencé à percer, beaucoup de musiciens n'ont pas la possibilité de perfectionner leur talent", ont dénoncé les manifestants.
Le mouvement de protestation, organisé par le syndicat des musiciens, est soutenu entre autres par des membres du Parlement et par le conseil social de l'Eglise d'Angleterre.
"C'est tragique parce que la plupart des grands groupes de rock des quarante dernières années ont fait leur début dans des pubs", a commenté dans le Times Bernard Doherty, un porte-parole des Rolling Stones.
Mais les autorités locales ont assuré n'avoir en aucun cas l'envie de réprimer de jeunes talents. "Cette loi est destinée à protéger la sûreté et le bien-être de ceux qui fréquentent les clubs. Si certains musiciens sont inquiets, ils doivent présenter une pétition au Parlement car, pour l'instant, c'est la loi et les autorités locales doivent l'appliquer", a déclaré un porte-parole du Conseil de Westminster.

Voilà comment privilégier le buziness des Majors ... où comment nous faire bouffer des mièvreries pas possibles de prépubères ou de boutoneux chantant en playback sur de la techno-dance préfabriqué au mètre, en se dandinant le cul avec des blondasses ou des guignols en latex et un DJ derrière qui fait ce qu'il peut pour ne pas parraître inexistant !!!!! Déjà qu'avec l'égocentrisme ambiant, monter un vrai groupe relève du défit sociologique ... là, c'est carrément THE WALL pour de vrai !? Rock is really, really, really dead. Ils sont vraiment cons ces lords !

mercredi, juillet 18, 2001

L'affaire de la fin du gratuit - Unzine.net
Mardi 10 juillet 2001



Depuis quelques jours, de joyeux lurons et des plaisantins avides, ont décidé d'expliquer à l'internaute qu'il est grand temps de raquer, de casquer, de mettre la main à la poche, parce qu'on n'a plus de fric, et puis, faut le dire, parce que les abonnés, c'est un gage d'indépendance....

La presse a enfin compris la chose. Pour être rentable, faut faire payer ce que l'on a à vendre, plutôt que de le faire financer par des campagnes de pub en ligne que personne ne regarde.

Il faut dire que la pub en ligne a un désagréable avantage (?) sur la pub tout court : on sait immédiatement le résultat. Le quidam a cliqué dessus, il est venu chez nous, on lui a vendu un truc. Le plus souvent, le quidam n'a pas cliqué, il n'est pas venu chez nous, il n'a rien acheté. Pire parfois, il dispose d'un petit logiciel qui lui permet de ne pas voir les pubs, longues à charger et moches par dessus le marché. (oui, le marché). L'internaute n'aime pas la pub. Même TF1 et M6 ont perdu de l'argent en l'an 2000, c'est écrit dans Les Echos.net du 9 juillet.

Ainsi donc, les gourous de toutes obédiences nous racontent sincèrement que, pour vivre et nous abreuver d'informations et d'analyses, il est nécessaire de se vendre, car la gratuité financée par la pub ne paye plus. De plus, ils nous expliquent que tout le monde va être payant, alors faut pas faire la tête, et donner son obole. Encore mieux, Transfert.net nous explique que payer, c'est garantir l'indépendance de l'information.

Tout cela, c'est bien joli. Mais c'est pas vrai.

Si l'indépendance se paye grâce aux sous du lecteur (Le Canard Enchaîné et Charlie Hebdo ne sont pas en ligne pour ces raisons mêmes), payer ne suffit pas à garantir une quelconque indépendance. Il faudrait en plus supprimer complètement la publicité dans la part des recettes de la presse en ligne. C'est là que le bât blesse, ou plutôt que le bas (de laine) s'effiloche. Si deux journaux sont capables de vivre, en France, indépendamment de la publicité, on imagine mal les magazines en ligne faire de même.

Le second argument développé partout, c'est la tendance. Il paraît que « tout le monde y viendrait ». Tous les sites deviendraient payants. La belle affaire.

Il suffirait qu'un seul site d'informations continue à être gratuit pour que - s'il est déjà très dominant (annuaire ou moteur) - il s'adjuge une grande partie de l'ensemble de la manne publicitaire restante (nationale ou mondiale), et qu'il en vive.

Ainsi donc, ceux qui croient faire payer leurs lecteurs pour motif de non-rendement publicitaire, vont en perdre une partie, ceux-là mêmes qui iront grossir les rangs des fournisseurs de contenus gratuits. (et faire augmenter, par leur simple présence, les prix de la pub).

En économie classique, on appelle ça de la concentration.

Mais alors, pourquoi donc en faire un plat de cette fin du gratuit ? C'est pourtant simple : pour rassurer les investisseurs. L'actionnaire-roi a besoin de croire, alors on lui en donne pour son argent. On a « enfin » trouvé un modèle fiable et rentable, retour à la case départ : on fait payer. (Théorie de la rentabilité de l'entreprise, milieu du XVIIIème siècle : « vendre ses produits »)

Bizarrement, je n'ai pas encore vu d'analyste sérieux tirer la fameuse sornette d'alarme et dire à ces braves gens qu'ils vont mourir, mais que c'est pas grave, vu que les gros vont continuer à engranger les revenus publicitaires, moins partagés qu'avant.

C'est drôle ça. Il n'y aurait aucun analyste sérieux dans les grandes entreprises, dans le « conseil » dont on nous rebat tant les oreilles ?

Non, aucun.

grosse.fatigue@free.fr

mardi, juillet 17, 2001

On croit rêver !

LONDRES, 16 juil (AFP) - Des adolescentes britanniques sont intimement persuadées qu'il suffit de fermer les yeux pendant l'amour pour ne pas tomber enceinte, rapporte mardi le Daily Telegraph, citant une enquête réalisée par la revue médicale Doctor.
S'asseoir sur un annuaire téléphonique, boire du lait en faisant l'amour ou sauter en l'air juste après, figurent parmi les croyances les plus répandues en matière de contraception chez les jeunes.
L'enquête repose sur un questionnaire envoyé à 2.200 médecins généralistes pour établir la liste des vieux remèdes de bonne femme cités par leurs jeunes patients.
Selon trois-quart des médecins qui ont participé à l'enquête, l'ignorance sur les méthodes de contraception explique le taux élevé de grossesses chez les adolescentes en Grande-Bretagne, le plus élevé d'Europe occidentale.
Beaucoup de médecins soulignent que les jeunes sont souvent trop gênés pour venir leur demander des conseils en matière de contraception.
En 1999, 100.000 bébés sont nés de femmes âgées de moins de 20 ans en Grande-Bretagne. Parmi elles, 8.000 avaient moins de 16 ans et 2.271 moins de 14.

Tu m'étonnes qu'elles soient si connes ... à force de sauter, elles se sont surtout éclaté le crane au plafond !!!