LA PENSEE DU JOUR

Le blogg de LYRIC

mardi, octobre 21, 2003

" Toute beauté sur cette terre n'existe-t-elle donc qu'en fonction de son éternel combat avec l'inerte matière du réalisme des intérêts ?
Vous , êtres uniques , savez mieux que tout autre avec quels discours j'aurai dû lutter au cours de ma longue vie pour arracher à ce monde de plomb une terre pour mon idéal éthéré . "

Richard Wagner

lundi, octobre 20, 2003

" Savoir que les bonnes choses abondent mais vouloir ne jouir que d'une seule d'entre elles n'est ni naturel , ni raisonnable . "

H. De Montherlant

vendredi, octobre 10, 2003

Et vous pensez vraiment que le Pape mérite le prix Nobel de la paix ?

LONDRES, 10 oct (AFP) - Des représentants de l'Eglise catholique, partout dans le monde, demandent aux séropositifs de ne pas utiliser de préservatifs, affirmant, contre l'avis des experts, qu'il ne protège pas du sida, révèle une enquête de la BBC.
Le virus HIV peut passer au travers de minuscules trous dans les préservatifs, ont déclaré des responsables de l'Eglise catholique de quatre continents, interrogés par la BBC dans le cadre de son émission télévisée Panorama, qui sera diffusée dimanche et dont des extraits ont été communiqués à la presse.
"Le virus du sida est environ 450 fois plus petit que les spermatozoïdes", affirme ainsi dans l'émission un important cardinal du Vatican, Alfonso Lopez. "Le spermatozoïde peut passer facilement à travers le +filet+ du préservatif", ajoute-t-il.
Une religieuse catholique conseille quant à elle à son maître de choeur, porteur du sida, de ne pas utiliser de préservatifs avec son épouse car "le virus peut passer à travers".
L'archevêque de Nairobi Raphael Ndingi Nzeki estime lui que les préservatifs ont aidé à l'extension de la pandémie. "Le sida (...) s'est développé très vite à cause de l'existence de préservatifs", affirme-t-il.
Selon Panorama, ces allégation sur les préservatifs sont répétées aux fidèles sur tous les continents.
"De telles déclarations sont dangereuses", a réagi une porte-parole de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). "Nous sommes confrontés à une pandémie globale qui a déjà tué plus de 20 millions de personnes et en affecte actuellement 42 millions".
"Il y a tant de preuves qui montrent que les préservatifs ne laissent pas passer les maladies sexuellement transmissibles. Quiconque dit autre chose a simplement tort", a-t-elle ajouté.
L'église catholique romaine est opposée aux méthodes non naturelles de contraception, affirmant qu'elles encouragent la promiscuité sexuelle.

Non mais on croit rêver ... mais malheureusement, c'est pas un rêve !

jeudi, octobre 09, 2003

Question de nombre ...

Comment croire que les milliards d'humains supplémentaires que les démographes annoncent dans un proche avenir se laisseront enfermer dans d'immenses poches de pauvreté et nous laisseront jouir en toute quiétude de notre civilisation industrielle saturée de biens de consommation ?
(...)
C'est le rythme effréné des découvertes scientifiques et de leurs applications qui a déclenché cette réaction négative d'opposition. Ce n'est pas par hasard si la remise en cause des effets de la science et le doute sur l'aptitude des hommes à maîtriser ses conséquences se produisent maintenant.
(...)
Non seulement ces trois milliards d'individus supplémentaires réclameront leur part d'énergie nécessaire à une vie décente dont nous prétendons même leur infliger l'exemple, mais les changements climatiques engendrés par cette exploitation irresponsable des ressources existantes peuvent à cette modeste échelle de temps produire des catastrophes qui jetteront des centaines de millions d'êtres sur les rivages des pays épargnés.
(...)
Avec leur refus persistant de se plier à une discipline planétaire sur l'émission de gaz à effet de serre, les Etats Unis offrent un modèle parfait de l'égoïsme aveugle qui préside aujourd'hui à l'exploitation des ressources de la Terre. Pour en sortir, il faut que les peuples aient bien conscience des enjeux. Or leparadoxe, c'est que seule la science peut éclairer cette réalité et constituer l'outil indispensable pour déjouer les méfaits de la science.

Georges Charpak - Henri Broch