LA PENSEE DU JOUR

Le blogg de LYRIC

mercredi, novembre 26, 2003

Et si Manara était un visionaire ?

PARIS, 27 nov (AFP) - Une équipe de médecins américains est à la recherche de volontaires féminines pour tester un "orgasmatron", un implant électronique destiné à délivrer instantanément et sur commande l'orgasme, rapporte l'hebdomadaire New Scientist, à paraître samedi.
Cette "découverte" a été faite un peu par hasard il y a deux ans par un chirurgien-anesthésiste américain, Stuart Meloy, spécialiste de la douleur à Winston-Salem, en Caroline du Nord (Etats-Unis), lors d'une intervention de routine.
L'idée lui est venue au cours d'une opération alors qu'il posait des électrodes au niveau de la moelle épinière d'une patiente afin de soulager ses douleurs. La patiente, qui était consciente afin de le guider pour trouver l'emplacement de pose des électrodes, a trouvé un plaisir pour le moins inattendu qui a incité le chirurgien à explorer -scientifiquement- cette piste.
Le chirurgien a maintenant le feu vert des autorités sanitaires américaines (Food and drug administration - FDA) pour tester en grandeur nature le dispositif qu'il a mis au point, d'un coût d'environ 13.000 dollars.
Dans une première phase, des fils reliés à une batterie sont implantés dans la colonne vertébrale de la patiente, une intervention qui ne présente pas plus de risques qu'une épidurale, selon le médecin.
Dans un deuxième temps, un petit boitier de la taille d'un régulateur cardiaque est placé sous la peau et peut être activé par télécommande.
Jusqu'à présent, une seule volontaire a testé la première phase et une deuxième est sur le point de le faire, alors qu'il en faudrait dix au total, précise la revue britannique. "Je pensais qu'on se battrait pour effectuer ces tests", a confié le chirurgien, un peu déçu devant le peu d'enthousiasme que suscite sa découverte.
La démarche du chirurgien américain, destinée essentiellement à venir en aide aux femmes souffrant de difficultés à atteindre l'orgasme, est très critiquée par certains sexologues, qui soulignent que ce type de dysfonctionnement est dû principalement à des causes psychologiques et préfèrentle recours à des stimulations extérieures non invasives.

Un déclic ?