LA PENSEE DU JOUR

Le blogg de LYRIC

samedi, janvier 10, 2004

Allez Noé, au boulot et vite !!!

PARIS, 7 jan (AFP) - Un million d'espèces animales et végétales pourraient disparaître en raison du changement climatique, estime une étude parue dans l'édition de jeudi de la revue scientifique britannique Nature.
Les 19 auteurs, sous la direction du biologiste britannique Chris Thomas (Université de Leeds), ont modélisé l'évolution d'ici 2050 de 1.103 végétaux et animaux (mammifères, oiseaux, reptiles, grenouilles, oiseaux, papillons et autres invertébrés) dans six régions du globe particulièrement riches en "biodiversité", c'est-à-dire en variétés d'espèces, dans différents scénarios climatiques.
Les régions concernées, qui représentent 20% de la surface du globe, sont l'Europe et la Russie occidentale jusqu'au Caucase, le Mexique, l'Afrique du Sud, l'Australie et la région centrale du Brésil (Cerrado).
Un premier scénario envisage un faible réchauffement d'ici 2050 par rapport à 1990 (augmentation de la température moyenne de 0,8 à 1,7 degré Celsius et concentration de CO2 dans l'atmosphère de 500 parties par million contre 370 ppm).
Le deuxième table sur un réchauffement moyen (+ 1,8 à 2 degrés, 500 à 550 ppm) et le troisième sur un réchauffement important (plus de 2 degrés et CO2 supérieur à 550 ppm).
En cas de faible réchauffement, entre 9% et 31% des espèces étudiées seraient condamnées à disparaître, selon qu'elles réussissent ou non à s'installer dans des régions plus clémentes, selon l'étude.
La fourchette monterait à 15-37% en cas de réchauffement moyen et à 21-52% en cas de réchauffement important.
"Cela ne veut pas dire que les espèces condamnées à disparaître auront effectivement disparu en 2050", explique à l'AFP le professeur Thomas. "A ce stade cela veut seulement dire qu'elles seront en déclin et susceptibles de disparaître".
Elles pourraient disparaître dans des échelles de temps très variables mais le phénomène prendra une ampleur considérable si la hausse des températures se poursuit après 2050 comme le laissent craindre les experts de l'ONU sur le climat, relève M. Thomas.
Si on extrapole à l'échelle mondiale et à d'autres groupes d'animaux et de plantes, "c'est un million d'espèces qui pourraient être menacées d'extinction" à plus ou moins long terme, selon M. Thomas.
Dans un communiqué, Klaus Toepfer, directeur du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), qualifie l'étude d'"alarmante".
"Le chiffre d'un million est peut-être sous-estimé car l'article ne considère que l'impact du changement climatique sur des espèces prises individuellement et ne prend pas en compte l'interdépendance des espèces", relève-t-il.
"Si par exemple, les abeilles et les autres insectes qui pollinisent arbres et fleurs devaient disparaître d'une région, cela aurait des répercussions dévastatrices sur toutes les espèces qui dépendent de ces insectes".

Flippant, non ?