LA PENSEE DU JOUR

Le blogg de LYRIC

mardi, juin 29, 2004

E.T. enfin tranquille ?

TOULOUSE, 25 juin (AFP) - Le Cnes, qui avait ouvert en 1977 un service quasi-unique au monde chargé de collecter, de façon officielle, les informationssur les Phénomènes aérospatiaux non-identifiés (PAN), parfois qualifiés d'ovnis, s'interroge aujourd'hui sur le bien-fondé d'une telle activité.
"Le Service d'expertise des phénomènes rares aérospatiaux (Sepra) n'existe plus en tant que tel depuis la nouvelle organisation du Centre national d'études spatiales au 1er janvier 2004, mais l'activité se poursuit", affirme le directeur de la communication du Cnes, Arnaud Benedetti, en réponse à un articlede la revue Ciel et Espace qui, début juin, accusait le Cnes d'"enterrer les ovnis".
Ancien directeur du Sepra, devenu aujourd'hui simple "chargé de mission", Jean-Jacques Velasco confirme mener une activité identique à celle de décembre 2003 et rester l'expert ès PAN du Cnes.
D'abord dénommé Gepan (Groupe d'étude des phénomènes aérospatiaux non-identifiés), puis rebaptisé Sepra en 1983, ce service a employé jusqu'à sept personnes à temps plein, avant d'être réduit à la portion congrue.
Quand on a créé le Gepan, raconte Hubert Curien, alors président du Cnes, "l'opinion publique s'intéressait aux atterrissages imprévus. Il était donc nécessaire que l'organisme public de recherche sur l'espace regarde ce qu'il en était vraiment. Nous avions un devoir d'expertise scientifique", ajoute l'ancien ministre de la Recherche.
Pourtant, le monde scientifique reste très frileux sur ce sujet. Et même si le Cnes affirme le contraire, le Sepra a toujours été "un sujet de gêne" pour l'agence spatiale, considère François Louange, qui en 2001 a réalisé un audit du Sepra. Un malaise accentué en avril par la publication d'un ouvrage, "Ovnis, l'évidence", où Jean-Jacques Velasco tente de démontrer que des extra-terrestres surveillent nos installations nucléaires.

Pressions

Selon M. Louange, dès la commande de l'audit en 2000, le directeur général du Cnes, Gérard Brachet, constatait "que ce service ne tournait pas rond, qu'il ne s'entendait pas avec les relations publiques et qu'il y avait des pressions de partout pour le supprimer".
M. Benedetti reconnaît que si, "pour le moment, les missions et les moyens de M. Velasco ne sont pas modifiés", il existe "une réflexion sur le positionnement de cette activité", qui doit être "plus encadrée et plus performante".
La direction assure pourtant qu'elle "ne va pas renier son passé". "On peut imaginer que le recueil de données sur la partie spatiale reste au Cnes, explique Arnaud Benedetti, tandis que la partie interprétation pourrait être confiée à une structure ad hoc", intégrant d'autres partenaires tels l'Armée de l'Air, l'aviation civile, Météo France ou encore la gendarmerie, qui tous collaborent déjà avec le Cnes à l'étude des PAN. Un comité de pilotage scientifique pourrait également être mis en place au sein de cette structure.
Ces propositions vont dans le sens du rapport Louange. Après avoir sondé une trentaine de personnalités, "j'avais reçu des réponses visant à maintenir ce service, soit pour des raisons scientifiques, soit de peur qu'en l'absence d'un tel service, on ouvre la porte aux sectes et à l'irrationnel", souligne l'auteur de l'audit.
Aujourd'hui, "rien n'a encore été acté", assure le Cnes, mais, remarque Hubert Curien, même si "la grande époque d'excitation sur les ovnis est plutôt dépassée", "une capacité de veille reste utile".

Un peu d'histoire

Critiqué tantôt par les rationalistes, tantôt par les ufologues, le Cnes étudie scientifiquement, depuis 27 ans, les témoignages d'observation d'objets volants non-identifiés.
"Les premiers évènements véritablement particuliers se sont déroulés durant la Seconde Guerre mondiale. C'est là où les pilotes alliés et allemands ont été surpris par la présence de petites boules lumineuses qui évoluaient autour de leurs avions", relate Jean-Jacques Velasco, chargé de mission du Cnes et ancien directeur du Sepra (Service d'expertise des phénomènes rares aérospatiaux).
Mais "c'est vraiment en 1947 que va commencer cette grande saga des soucoupes volantes". La collecte des témoignages a débuté cette année-là aux Etats-Unis, quatre ans plus tard en France. Depuis, 6.000 témoignages ont été recueillis dans l'Hexagone par la gendarmerie, la police, l'aviation civile ou l'armée de l'air, et plusieurs dizaines de milliers dans le monde.
Si certains témoignages parlent bien d'un "objet" matériel, beaucoup évoquent davantage un phénomène, le plus souvent lumineux. A sa création, le Gepan, prédécesseur du Sepra, avait choisi d'adopter une terminologie plus adéquate : les Phénomènes aérospatiaux non-identifiés.
Ces PAN sont classifiés en quatre catégories : les PAN de type A, que l'on peut clairement expliquer (rentrée atmosphérique d'un débris spatial, engin militaire inconnu du grand public...), les PAN B, probablement identifiés mais où des doutes subsistent, les PAN C qu'on ne peut classifier car les observations sont trop pauvres et enfin les PAN de type D, dont le témoignage est précis et cohérent, mais où le phénomène ne s'insère dans aucun schéma connu. Les PAN D représentent 13,5% des cas archivés par le Gepan/Sepra, contre 46% pour les types A et B et 40,6% pour les PAN C.
Selon M. Velasco, les ovnis entrent dans la 4e catégorie. "La notion d'ovni est retenue lorsque l'observation visuelle est confirmée par une mesure (photos,données radar, traces sur l'environnement...)", explique-t-il.
Dans un tel cas, une enquête est menée sur le terrain, des informations prélevées, analysées en laboratoire, "et la somme de ces résultats nous permet ou d'expliquer le phénomène ou de le maintenir dans la catégorie inexpliquée."
Depuis une cinquantaine d'années, l'étude des PAN fait presque exclusivement l'objet d'initiatives privées. La France est le premier pays, et quasiment encore le seul au monde, à avoir créé en 1977 un service officiel ouvert, chargé de la collecte d'informations sur les observations de PAN.



lundi, juin 21, 2004

SpaceShipOne ... premier vol spatial privé

MOJAVE (Etats-Unis), 21 juin (AFP) - L'engin spatial américain avec pilote SpaceShipOne s'est posé sans encombre lundi en Californie, après avoir réussi le premier vol spatial privé de l'histoire, ont annoncé les organisateurs.
Son arrivée a été salué par les applaudissements et les cris de joie de plusieurs dizaines de milliers de spectateurs rassemblés en bordure de l'aéroport de Mojave, une région désertique à 160 km au nord de Los Angeles.
L'appareil piloté par l'Américain d'origine sud-africaine Mike Melvill, 62 ans, a pu dépasser les 100 km d'altitude, la frontière de l'espace, selon la société Scaled Composites, dirigée par Burt Rutan, concepteur de l'avion-fusée.
Un point brillant s'était allumé dans le ciel bleu au dessus du désert du Mojave quand l'appareil largué par un avion de transport à environ 15 km d'altitude avait débuté 80 secondes d'ascension verticale à plus de trois fois la vitesse du son (plus de 3.000 km/h).
Une fois la fusée coupée par le pilote, l'engin a continué sur sa lancée pendant trois minutes jusqu'à atteindre environ 340.000 pieds (103 km), altitude à laquelle SpaceShipOne avait perdu toute vitesse.
L'engin a ensuite entamé une chute jusqu'à 200.000 pieds (60 km), seuil auquel le pilote a recommencé à sentir l'effet de l'atmosphère sous ses ailes et l'effet de la pesanteur sur ses épaules.
Une fois les couches supérieures de l'atmosphère traversées, le pilote a manoeuvré SpaceShipOne en vol plané à partir d'une altitude de 80.000 pieds (25 km), jusqu'à se poser sur la piste de départ.
"C'est une étape qui pourrait mener à un nouvel âge spatial", déclarait avant le vol Burt Rutan, 61 ans.
SpaceShipOne a été construit grâce à un financement "de plus de 20 millions de dollars" du milliardaire américain Paul Allen. M. Allen est le co-fondateur de Microsoft.
"Il existe un désir énorme de voler dans l'espace et pas seulement d'en rêver", a estimé M. Rutan. "Les nouveaux entrepreneurs du vol spatial privé ont une vision, nous voulons que nos enfants puissent aller sur d'autres planètes", a-t-il ajouté.
M. Rutan, qui avait déjà conçu l'avion "Voyager", premier à réaliser un tour du monde sans escale et sans ravitaillement en 1986, ne compte pas en rester là.
A très court terme, il tentera de faire voler de nouveau SpaceShipOne à plus de 100 km d'altitude, à deux reprises au moins durant une période de 15 jours avec trois personnes à bord, pour remplir les critères du prix Ansari X Prize et remporter les 10 millions offerts par cette fondation, "un retour sur investissement significatif", selon M. Rutan.
"Mais ce n'est pas la raison pour laquelle nous faisons tout cela. Nous irons en orbite plus tôt que vous l'imaginez et nous ne prévoyons pas de rester en orbite basse pendant des décennies. Les 25 prochaines années vont nous secouer", a promis le concepteur de SpaceShipOne.

... à $ 100000 le petit tour dans l'espace, il va falloir attendre un peu avant de pouvoir s'envoyer en l'air ;o)

vendredi, juin 18, 2004

La panique version US

WASHINGTON, 17 juin (AFP) - Des paroles faussement apaisantes prononcées par les pirates de l'air aux propos affolés des responsables de la sécurité aérienne, un rapport d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001 dresse le tableau terrifiant d'un pays attaqué par surprise.
Le rapport d'enquête préliminaire, rendu public jeudi par la commission indépendante sur ces attaques, a notamment révélé l'implacable froideur des terroristes aux commandes de quatre avions suicide qui ont tué quelque 3.000 personnes.
"Nous avons quelques avions. Gardez votre calme et tout ira bien. Nous retournons à l'aéroport", dira l'un des pirates à bord du vol 11 d'American Airlines au départ de Boston, à peine 22 minutes avant de s'écraser contre l'unedes tours jumelles du World Trade Center à New York.
Puis quelques secondes plus tard : "Que personne ne bouge. Tout va bien se passer. Si vous essayez quoi que ce soit, vous mettrez en danger vous-même et l'avion. Restez juste calme".
Dix minutes après, le pirate reprend le micro : "Personne ne bouge, s'il vous plaît. Nous retournons à l'aéroport. N'essayez pas de faire quelque chose de stupide".
A ce moment, les aiguilleurs du ciel à Boston commencent à réaliser ce qui se passe et tentent désespérement de téléphoner pour avertir les militaires.
Ils entrent finalement en contact avec le Northeast Air Defense Sector (NEADS) à 08h37.
"Nous avons un problème ici. Nous avons un avion détourné qui fonce sur New York, et nous avons besoin de vous les gars, nous avons besoin de quelqu'un pourmettre en action les F-16 ou quelque chose d'autre, pour nous aider", dit un aiguilleur.
"Est-ce réel ou s'agit-il d'un exercice", lui répond-on.
"Non, ce n'est pas un exercice, ce n'est pas un test".
Neuf minutes après, le Boeing 767 s'écrase sur la tour nord du WTC. Le cauchemar des Américains vient de commencer.
Presqu'au même moment, le vol 175 de United Airlines, en partance de Boston pour Los Angeles, pénètre dans l'espace aérien de New York. Son transpondeur a été éteint par les pirates afin de le rendre indétectable.
Les aiguilleurs de New York tenteront d'alerter leurs supérieurs qui leur font dire qu'ils sont trop occupés par le premier détournement.
Un responsable du centre de commandement de la Federal Aviation Administration (FAA) en Virginie (est) ne peut réfréner sa panique: "Il se passe beaucoup de choses ici. Ca prend une ampleur terrible. Nous avons besoin des militaires ici, avec nous", dit-il affolé au téléphone. Une minute après, à 09h03, le vol 175 s'engouffre dans la tour sud.
Pendant ce temps, le vol 77 d'American Airlines, parti de Washington pour Los Angeles, a fait demi-tour en direction de la capitale, à la plus grande confusion des aiguilleurs.
Des avions de chasse décollent sur ordre de l'armée pour intercepter un vol qu'ils croient être le numéro 11 d'American Airlines qui descend sur New York.
Mais au lieu de virer plein nord, ils foncent vers l'océan.
Le vol 77 enfin repéré, un pilote d'avion-cargo qui se trouve à proximité se voit ordonné de le prendre en chasse. Quelques minutes plus tard, il informe la tour: "J'ai l'impression que l'avion s'est écrasé sur le Pentagone, Monsieur".
Le dernier volet du drame s'ouvre. Le vol 93 de United Airlines, qui a décollé de Newark (New Jersey, est) pour San Francisco (Californie, ouest), a lui aussi éteint son transpondeur et viré en direction de Washington.
Des aiguilleurs du secteur suggèrent d'informer l'armée de l'air. La FAA, en Virginie, tente aussi de faire passer le même message à son quartier général, mais sans grand succès.
"Est-ce que nous voulons penser, euh, à faire décoller des avions" de chasse?
"Mon Dieu, je ne sais pas", répond un responsable au QG de la FAA.
"C'est une décision que quelqu'un va devoir prendre probablement dans les dix minutes".
"Ouais, tu sais, tout le monde vient de se barrer".
Le vol 93 s'écrasera dans un champ de Pennsylvanie à 10h03 après une intervention des passagers et juste avant que le vice-président Dick Cheney, depuis son abri, ne donne l'ordre de l'abattre en plein vol.

vendredi, juin 11, 2004

Un chien pourrait comprendre autant de mots qu'un bébé

WASHINGTON (Reuters) - Un chien de berger particulièrement futé, capable de reconnaître au moins 200 objets par leur nom, pourrait constituer la preuve vivante que les chiens peuvent réellement comprendre le langage humain, selon un article de la revue américaine Science rédigé par des chercheurs allemands.

Rico, un chien de race "border collie" appartenant à une famille allemande, peut comprendre quel objet son maître veut lui voir ramener, même s'il n'a jamais entendu auparavant le nom de cet objet, assurent les chercheurs.

Ces résultats, s'ils ne surprendront pas de nombreux propriétaires de chiens auxquels "il ne manque que la parole", pourraient relancer le débat sur la nature du langage et son caractère propre à l'homme.

Les maîtres de Rico "ont signalé qu'il était capable de reconnaître les noms de plus de 200 objets, surtout des jouets d'enfants et des balles qu'il va chercher sur demande", a écrit dans l'article Julia Fischer, de l'Institut Max-Planck pour l'anthropologie de l'évolution de Leipzig.

Fischer et ses collègues scientifiques ont fait passer des tests au chien et ont confirmé qu'il comprend bien les mots et les noms d'objets.

"Par exemple, on peut lui demander de les mettre dans une boîte ou de les apporter à une certaine personne", poursuit l'article.

"L'étendue du vocabulaire de Rico est comparable à celui de chimpanzés, de dauphins, d'otaries et de perroquets entraînés au langage".

Rico peut identifier des objets qu'il ne connaît pas. Quand on lui demande d'aller chercher un objet inconnu dans une pièce remplie d'objets connus, il ramène le bon objet sept fois sur dix, prouvant qu'il déduit que le nouveau mot s'applique à un nouvel objet.

Il se souvient de ce nouveau mot encore une fois sur deux jusque quatre semaines plus tard.

"Ce taux de réussite est comparable aux performances d'un enfant de trois ans", assure l'article.

mardi, juin 01, 2004

Michel-Ange était peut-être autiste ...

LONDRES, 31 mai (AFP) - Michel-Ange était peut-être autiste, sur le modèle du personnage joué par Dustin Hoffman dans "Rain Man", conjuguant des talents extraordinaires avec une inaptitude à établir des relations sociales, selon des chercheurs britanniques.

Le génie artistique de la Renaissance pourrait avoir été atteint d'une forme particulière d'autisme, le syndrôme d'Asperger, avancent deux chercheurs, le Pr Michael Fitzgerald, de Trinity College Dublin, et le Dr Muhammad Arshad, psychiatre, dans un article publié lundi dans le Journal of Medical Biography.

Le personnage joué par Dustin Hoffman dans "Rain Man" illustre cette forme particulière d'autisme, qui allie une incapacité à avoir des relations avec les autres à des talents remarquables, dans ce cas une extraordinaire capacité à se souvenir de chiffres. Dans d'autres cas, les autistes peuvent être de remarquables musiciens, dessinateurs, mathématiciens.

Michel-Ange (1475-1564) était sujet à des obsessions et suivait une routine très répétitive, cherchant à contrôler tous les aspects de sa vie. Sculpteur, peintre, ingénieur, architecte et poète, il avait en revanche une mémoire extraordinaire.

Souvent battu par son père et par ses oncles, qui désapprouvaient son goût pour les arts, il a eu une enfance difficile. A l'âge de 14 ans, il est entré en apprentissage chez un artiste important en son temps, Domenico Ghirlandaio, qui reconnaissait que son élève le surpassait.

L'artiste italien était incapable d'exprimer des émotions et s'est ainsi abstenu d'aller aux funérailles de son frère. Il trouvait difficile de communiquer avec les autres, ne conversait jamais très longtemps et souvent disparaissait au milieu d'un entretien, selon ces experts.

"Il était asocial et solitaire. Il avait peu d'amis, comme d'ailleurs l'architecte britannique John Nash" (1752-1835), créateur du Pavillon Royal de Brighton (sud de l'Angleterre), atteint de cette forme particulière d'autisme, relèvent les deux experts.

"Doté d'un mauvais caractère, il avait de fréquents accès de colère", ajoutent-ils, le décrivant comme "étrange et isolé", "préoccupé par sa propre réalité intérieure".
Il semble que plusieurs de ses proches, comme son père, grand-père et un de ses frères, aient montré des tendances autistiques, selon ces experts.

"Sa routine de travail obsessionnelle, son mode de vie inhabituel, ses médiocres aptitudes à communiquer et sa tendance à vouloir tout contrôler semblent être caractéristiques d'un syndrôme d'Asperger", concluent les chercheurs.